Ma famille, mes amis et mon pays. Mémoires. – Nguyen Thi Binh

nguyen thi binh

L’auteure :

Publié en vietnamien en 2009 et en français en 2012, le livre est un recueil des souvenirs de l’auteure à propos des « 3 éléments fondant (sa) force intérieure » (famille, amis, pays) et que l’on retrouve étroitement liés tout au long du récit.

Nguyen Thi Binh est surtout connue pour avoir été à la tête de la délégation du Front National de Libération (ou Viêt Công) et du gouvernement révolutionnaire provisoire de la république du Sud Vietnam lors des négociations de paix de Paris qui s’achèveront par le retrait américain du Sud Vietnam en 1973. Après la guerre elle deviendra ministre de l’Education Nationale (1976-1987), vice présidente de la République Socialiste du Vietnam (1992 et 2002). Elle assumera, en outre, les fonctions de vice-présidente de la commission des relations extérieures du Comité centrale du PCV.

Il paraît également nécessaire de mentionner que l’auteure est la petite fille de Phan Chu Trinh (1872-1926), figure patriotique incontournable de la Résistance des Lettrés à la colonisation française et partisan de la chute du système mandarinal au profit d’une république démocratique. Pour parvenir à cet objectif, il recommandait la fin de l’orthodoxie confucéenne et son monopole sur la culture, l’administration et l’éducation afin de fédérer par l’instruction la population paysanne contre l’administration coloniale sous domination française. Cette idée influencera beaucoup un certain Ho Chi Minh lors de l’arrivée au pouvoir du Viêt Minh.

Le livre :

En 300 pages, l’auteure raconte les souvenirs qu’elle conserve de son enfance à la période actuelle. Ecrit sans documents ou écrits d’époque, le livre ne rentre que très peu souvent dans les détails mais offre dans un style simple et efficace les « généralités détaillées » de la perception des événements du point de vue de l’auteure sans tomber dans de la propagande grossière.

Le récit s’articule autour du triptyque de mots composant le titre de l’ouvrage : « famille » et « patrie » font référence au questionnement du sens de la responsabilité de la femme vietnamienne envers son pays et envers sa famille en sachant que pour l’auteure les missions à l’international l’ont privé d’une partie de sa vie de famille. Le terme « ami » quant à lui fait référence au surnom affectueux de la presse internationale pour madame Binh en la qualifiant de vietnamienne qui a le plus d’amis au monde. Le livre fait, en effet, état de la sympathie qu’inspirait madame Binh et de l’incroyable nombre de personnalités de haut rang rencontrées par l’auteure : outre les personnalités vietnamiennes (Ho Chi Minh, Le Duc Tho etc…), on trouve Khrouvtchev, Mao, Brejnev, Chirac, Saddam Hussein, Boumédienne, Bokassa, Hailé Séliassé, Jane Fonda, Yasser Arafat, etc… (la liste est encore longue).

L’ouvrage à l’étude permet également de rendre compte de la réalité du conflit et de son terme sur un plan diplomatique et politique. Si le but du présent article ne consiste pas à révéler la totalité du contenu du livre, celui ci offre un témoignage littéraire rare sur différentes phases de l’histoire du Vietnam.

Partant, le présent article se concentrera sur quatre points important du livre :

– l’agitation-propagande durant la première guerre d’Indochine,

– le « front diplomatique » durant la guerre « américaine »,

– l’après-guerre : l’Education et le Doi Moi.

– et pour finir avec un sujet omniprésent dans l’ouvrage : le rôle des femmes dans la conduite des guerres Vietnamiennes.

Guerre d’Indochine et arrivée des américains : l’agitation-propagande à Saïgon.

La première partie du livre montre le début de l’engagement de madame Binh dans le combat contre le colonialisme français et constitue un bon exemple de l’organisation des cellules Viet Minh chargées de la propagande et de la mobilisation des masses au début de la guerre d’indépendance.

Prenant exemple sur les tactiques de résistance de leurs ancêtres face aux chinois et aux mongols, les indépendantistes vietnamiens mirent en place la stratégie dite « du fort au faible » consistant en une guerre de harcèlement sur le long terme et alternant les phases de renforcement des effectifs et d’offensive générale. Pour ce faire les stratégies militaires et politiques devaient s’épouser jusqu’à la synthèse afin de maintenir le moral des troupes, former de nouveaux cadres et surtout recruter parmi les paysans et les populations urbaines.

Afin de mettre en place l’encadrement politique, le Viet Minh disposaient des techniques et de l’expérience de « subversion » soviétique élaborées par Lénine et ses révolutionnaires professionnels puis reprises et adapter aux sociétés rurales asiatiques par les communistes chinois lors de leur lutte contre l’empire chinois, les japonais puis leurs ex alliés du Guomindang.

Dans ce cadre le livre de Madame Binh offre un apport littéraire plutôt rare sur cette période en expliquant comment les communistes noyautaient le Viet Minh (rassemblement de partis politiques anticoloniaux mais pas tous communistes) et organisaient les mobilisations populaires clandestines ou publiques.

Profitant de la tendance communautaire propre à la société vietnamienne, le but de la mobilisation populaire consiste en la création d’organisations représentant chaque frange de la société vietnamienne (association d’ouvriers, de femmes, de lycéens, d’étudiants, de paysans etc…) afin de couvrir les activités de guérilla vietminh, préparer des insurrections populaires (vite démantelées par la Sureté française) et surtout de centraliser le pouvoir dans les mains du Viet Minh (reprenant le canon soviétique de concentration du pouvoir dans les mains du Parti) dans le but de créer un maillage efficace de renseignement et de contre espionnage. En 1948 chaque composante de la société de Saïgon et des alentours est représentée par une association aux mains du Viet Minh.

Dans ce contexte l’auteure fait office d’administratrice entre la base et le sommet du Parti et de rédactrice des tracts et journaux de propagande attachés à chacune de ces associations.

Le caractère parfois clandestin et parfois public de ces associations permet une mobilisation populaire sous contrôle des indépendantistes dans le but d’atteindre une masse critique de contestation visant à faire pression publiquement sur le pouvoir colonial. Le point d’orgue de ce genre de pression étant certainement l’organisation de la manifestation du 19 Mars 1950 contre l’appareillage des navires américains Stickwell et Anderson venus en aide aux français après les revers de Cao Bang et de Lang Son au début de l’année 1950.

Ces mobilisations et l’angoisse d’un soulèvement général à Saïgon entrainent une répression frénétique et aveugle de la Contre Insurrection française : l’imbrication des associations autorisées et clandestines a totalement fondu l’appareil politique Viet Minh dans la population vietnamienne, le pouvoir colonial perd peu à peu la bataille politique.

Arrêtée en avril 1951 pour subversion et emmenée au siège de la Sureté française à Saïgon, l’auteure livre le témoignage des méthodes d’interrogatoire françaises basées essentiellement sur la torture.

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« Cage à tigre » du bagne colonial de l’île de Poulo Condor dans le Sud du Vietnam, véritable incubateur à révolutionnaire pur et dur. De nombreux détenus périront en captivité. Beaucoup des leaders historique vietnamiens sont passés dans ce bagne.

De la même façon, forte de son statut de lettrée et d’institutrice, Madame Binh raconte à quelle point les prisons françaises seront en fait des incubateurs à agent Viet Minh, celles ci servant de véritables « universités révolutionnaires » dans lesquelles les détenus politiques dispenseront des cours d’apprentissage de la lecture et de l’écriture et, par ce biais, des cours de doctrine politique aux prisonniers de droit commun. Après la guerre d’indépendance nombreux furent ces endoctrinés en prison à devenir cadre du nouveau Parti Communiste Vietnamien.

Nguyen Thi Binh à la tête du « front diplomatique » pendant la guerre du Vietnam : les accords de Paris (1968-1973).

Suite à sa libération et à la défaite française de Dien Bien Phu, madame Binh devient présidente du secrétariat central de l’Union des femmes à Hanoi. Peu après elle suit une formation politique poussée de 1957 à 1959.

A partir de 1960 le Comité Central du Parti Communiste Vietnamien décide que la lutte politique au Sud Vietnam ne suffit plus pour unifier le pays, il faut y associer la lutte armée et le 20 Décembre 1960 le Front National de Libération du Sud Vietnam (ou Viêt Cong) est créé.

Dès lors, du fait de son niveau d’instruction et de sa connaissance des langues étrangères, l’auteure entre en diplomatie « par la petite porte » en intégrant la cellule des relations extérieures de la Commission de Réunification du Vietnam (organe Viet Cong).

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Le premier président du Sud Vietnam Ngo Din Diem. Catholique fervent, il provoquera la révolte du clergé bouddhiste. Il fut assassiner par ses propres généraux avec la bénédiction des américains.

L’objectif donné par Ho Chi Minh est le développement d’une « diplomatie des peuples » en nouant des contacts « de cœur à cœur » afin d’obtenir le soutien et la reconnaissance du gouvernement provisoire Viêt Cong non seulement par les pays alliés mais également par les gouvernements des pays officiellement non alignés suite à leur décolonisation. Il s’agit d’imposer le gouvernement Viet Cong sur la scène internationale comme le seul légitime au Sud Vietnam en face du gouvernement autoritaire de Ngo Dinh Diem, détesté par son peuple et son armée.

Il s’agit également de rencontrer la société civile dans les différents pays du bloc Ouest (associations de femmes pour la paix, mouvements pacifistes, mouvements féministes) afin « d’isoler les éléments agressifs » et de persuader les populations que l’intervention américaine est une agression. De la même façon, la rencontre avec ces associations témoigne de la volonté du Viêt Cong de combattre les gouvernements et non les peuples. Sur le long terme le sujet vietnamien devient le dénominateur commun de la bouillie intellectuelle libertaire « gauchiste » qui remplacera l’ancienne gauche marxiste à terme.

La recherche de partenaires diversifiés est également un moyen de desserrer l’emprise chinoise sur les opérations en cherchant un équilibre entre le grand frère soviétique et le grand frère chinois. Puis, suite aux visites de Nixon à Pékin puis à Moscou, ressenti comme une trahison, le Vietnam cherchera à mener une politique indépendante sur le plan internationale.

En 1968, la guerre prend une autre tournure après la célèbre offensive du Têt, devant l’émotion et l’impopularité croissante de la guerre dans l’opinion américaine, s’ouvre à Paris une conférence de paix regroupant le gouvernement Nord Vietnamien, le gouvernement Viêt Công, la délégation américaine et le gouvernement Sud Vietnamien. Mme Binh prend les commandes des négociations pour le Viêt Công et ce, jusqu’au terme des négociations et le retrait américain en 1973.

Saigon-ambassade-USA-LIFE Feb 9 1968
Double page du magazine Life du 9 février 1968. Le point d’orgue de l’offensive du Têt sera l’occupation de l’ambassade américaine par un commando Viet Công. Le choc psychologique pour les soldats et l’opinion américaine fut tel que les autorité américaines durent s’engager à ouvrir des négociations dès le mois de mars 1968.

Cet épisode montre à nouveau l’habileté diplomatique avec lequel le camp communiste (Nord Vietnam et Viet Cong) a manœuvré durant ces rencontres. Alors qu’ils représentaient tous deux les intérêts du Parti, le dédoublement des voix permettait d’aborder les sujets sous des angles différents et de former une tribune solide face aux américains (seule partie étrangère au pays, renforçant le caractère « impérialiste » de l’intervention) et au gouvernement de Saigon instable, vivant totalement au dépens de Washington et parfois en conflit avec lui. Cette position avait par ailleurs l’avantage de proposer une solution politique plus crédible au conflit que celle proposée par les américains et le Sud Vietnam.

Durant cette conférence les voyages diplomatiques de Mme Binh se poursuivent avec les mêmes objectifs.

A partir de 1971, les succès militaires Viêt Công et l’incapacité des américains à mettre un terme à la guerre rapidement obligent Washington à procéder à des campagnes de bombardement massif sur Hanoi, Haiphong et le Sud Est du Laos pour couper la piste Ho Chi Minh. La condamnation internationale est dès lors unanime et la pression ne se fait pas sur le Nord Vietnam mais sur le gouvernement américain.

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Signature des accords de Paris en 1973 mettant fin à la présence américaine au Vietnam.

Devant la « défaite morale des américains par l’envoi des B 52 », les négociations secrètes entre Kissinger et Le Duc Tho aboutissent en 1973 : Madame Binh signe les accords de Paris officialisant le départ des américains du Sud Vietnam.

A la suite de cet accord les activités diplomatiques de Madame Binh se poursuivent au même train et avant la prise de Saïgon le gouvernement du Viet Cong est reconnu par 75 pays (bloc de l’Est, de l’Ouest et non alignés confondus). Cette reconnaissance permettra l’acceptation internationale de la réunification du Vietnam au profit du Nord.

L’après guerre : l’Education et le Doi Moi.

A partir de 1976 l’auteure prend les rênes du ministère de l’Education. Durant les guerres, l’instruction dispensée par le Parti servait surtout à la formation politique et au recrutement des délaissés de la politique coloniale. Ainsi, en 1978 le Vietnam dispose d’un taux d’alphabétisation de près de 95%, fait exceptionnel pour un pays de la région à l’époque.

Seulement après la guerre l’objectif de l’Education est à la fois la formation d’élites permettant de reconstruire le pays, l’accomplissement de la production de « l’Homme Nouveau » débarrassé de toutes ses « tares capitalistes et féodales » par le communisme et la réunification du pays par l’assimilation des ethnies non Kinh (ethnies principales du Vietnam) et des populations du Sud Vietnam.

Or les 30 ans de guerre et l’intervention vietnamienne au Cambodge laisseront l’économie exsangue et l’Education sera le secteur le plus défavorisé du pays. L’auteure déplore ainsi le peu de fonds alloué pour la formation et la paie des enseignants. Par ailleurs, Madame Binh dénonce le dogmatisme excessif des dirigeants d’alors empêchant tout développement des méthodes pédagogiques.

Devant cette misère, des plans d’étude-travail sur le modèle cubain sont mis en place pour associer enseignement et production et assurer l’auto suffisance des enseignants, peu estimés dans la société vietnamienne. En plus d’être insuffisantes pour juguler la pauvreté, ces mesures vont s’attirer les exactions de la police économique cherchant à faire de l’argent sur chaque source d’enrichissement imaginable.

Devant la pauvreté de la population (un des dix pays les plus pauvres du monde à l’orée des années 90), le Vietnam lance une série de réformes politiques et économiques sur le modèle Chinois en 1986 sous le nom de Doi Moi (Renouveau en Vietnamien).

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Une rue d’Hanoï en 1990. Le dénuement de la population et l’isolement diplomatique du Vietnam en 1986 pousseront les dirigeant vietnamiens à procéder à l’ouverture du pays.

Madame Binh est dès lors rappelée en diplomatie en prenant le poste de vice présidente de la commission des affaires étrangères du parti et de l’assemblée, ainsi que celui de présidente des organisations de paix, de solidarité et d’amitié.

En terme diplomatique le Doi Moi se veut une politique « 0 problème » pour rompre avec l’isolement du pays dès le début de la glasnost de Gorbatchev. Pour ce faire, il fallait notamment travailler au rapprochement avec les chinois et avec les américains. Evidemment, il était nécessaire de régler le problème cambodgien dans ce cadre. Après le départ des militaires vietnamiens en 1989, les rapports sino-vietnamiens se normaliseront en 1991. Il faudra attendre 1995 pour atteindre ce point avec les Etats Unis.

En 1992, l’auteure accède au poste de Vice Présidente de la République Socialiste du Vietnam et continue la politique d’ouverture diplomatique notamment en étant maitre de cérémonie de la première réunion de l’organisation de la Francophonie depuis l’indépendance.

Elle s’attèle également au chantier de la transformation de l’appareil judiciaire et se heurte frontalement au système policier du pays. Prenant acte d’un rapport à propos des réformes à engager, elle décide une vague d’amnistie pour plusieurs détenus dont les jugements avaient été trop expéditifs. Il s’agissait de corriger le problème récurrent de principe de légalité des délits et des peines et d’assurer l’uniformité de l’autorité de la loi sur le territoire, chaque tribunal périphérique disposant d’une indépendance rendant incohérent le système vietnamien.

Une de ces dernières taches sera la mise en place de « l’émulation économique » par la favorisation de la concurrence.

Une fois à la retraite elle est invitée à différents colloques sur les guerres d’Indochine. Elle s’engagera notamment dans la défense des victimes de l’agent orange durant la guerre américaine.

Les femmes dans la guerre du Vietnam.

A travers les souvenirs de Madame Binh transparaissent plusieurs réflexions sur le rôle des femmes durant la guerre. En voici l’essentiel.

Avant d’aller plus avant dans cette direction il paraît nécessaire de rappeler que même si les guerres d’Indochine se cristallisent par la réaction à un élément étranger (« colonialiste français et impérialiste américain »), ce sont deux guerres civiles qui opposèrent la population d’un même pays. Aussi l’ensemble de la population étant touché, les femmes vietnamiennes durent faire face à la guerre dès 1946.

Conscients de leur sous ressources en hommes et en matériel (logistique ou armement), les dirigeants Nord Vietnamien ont très vite compris l’importance de l’implication des femmes dans les conflits (dès la première Constitution de 1946, l’égalité hommes femmes était inscrite) pour devenir « l’armée des chignons » ou « l’armée des cheveux longs ». La machine révolutionnaire et indépendantiste avait besoin de l’ensemble des moyens disponibles.

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Affiche de propagande vietnamienne enjoignant à la compétition des femmes pour la production nécessaire à l’effort de guerre.

Aussi de nombreuses campagnes de mobilisation (campagne des 3 charges notamment : «production, patrie, famille ») enjoignirent aux femmes d’imiter les deux premières héroïnes de l’histoire du Vietnam, les sœurs Trung, qui en 39 après J.C organisèrent une véritable armée pour déloger les envahisseurs chinois. Il est à noter qu’avant l’invasion des chinois qui imposèrent le confucianisme patriarcal pendant 1000 ans, la tradition vietnamienne garantissait aux femmes des droits politiques et martiaux par le lignage maternel.

D’abord marginal, la proportion des femmes engagées dans la guerre progressera à mesure que le Viet Minh contrôlera de plus en plus de territoire et cherchera à organiser une armée conventionnelle pour sortir de la guérilla et dominer les français dans une guerre conventionnelle. Cette proportion progressera à nouveau durant la guerre contre les états unis pour atteindre son maximum après l’offensive du Têt extrêmement couteuse en vie humaine.

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Les soeurs Trung sont devenues des génies tutélaires du Vietnam et font encore aujourd’hui l’objet de célébrations au Vietnam. Ici un autel leur est dédié dans une pagode Hanoienne.

Leurs rôles progresseront également avec le temps. Elles servirent d‘abord d’espionne et formèrent le gros des masses des soulèvements populaires, certaines se prostitueront même pour répandre la syphilis parmi les soldats ennemis. La formation de maquis de plus en plus grands nécessitant un appareil de production et de logistique conséquent, les femmes assurèrent la victoire par leur force de travail notamment par le transport de munition et d’équipement sur le front et les travaux de terrassement. A partir de 1967, les femmes de l’arrière assurent la quasi totalité de l’administration et de la production au Nord Vietnam. En plus de ce rôle à l’arrière, les femmes vont devenir combattantes surtout pendant la guérilla Viet Cong au Sud, leur nombre est estimé à environ 180 000 combattantes.

Pour aller plus loin:

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