Défi 30 Jours/30 articles #24 – Stratégies politiques et militaires pendant les deux premières guerres d’Indochine – Monolithisme vietnamien et flottement français puis américain.

L’article d’aujourd’hui quitte le point de vue subjectif de l’article précédent pour se centrer sur un point de vue institutionnel et chronologique, c’est à dire sur les politiques et moyens déployés au niveau des gouvernements durant les deux premières guerres d’Indochine.

            Plusieurs remarques s’imposent à ce stade du raisonnement.

            D’abord, comme expliqué dans l’article précédent, Français et Américains ont perdu les guerre d’Indochine principalement en raison de la faiblesse de leur doctrine politique qu’il ont tenté de compenser avec des moyens militaires qui, seuls, ne furent pas décisifs[1]. A contrario, en face, si bien sur des dissensions existent, les objectifs de la guerre ainsi que la stratégie à mettre en place sont clairs et les leaders vietnamiens ne parlent que d’une seule voie. A noter par ailleurs que les motifs de guerre coté communiste ne changent pas sensiblement d’une guerre à l’autre : l’anticolonialisme est remplacé par l’anti-impérialisme (considérés comme deux avatars du capitalisme), l’unité territoriale vietnamienne rompu par la conquête française doit être retrouvé, une « dictature du prolétariat » soit être mis en place sur un modèle marxiste-léniniste stalino-maoïste.

 220px-G72may15           Ensuite, il convient de remarquer la stabilité des leaders politiques et militaires communistes face à leurs opposants : 1 leader politique (Ho Chi Minh) et 1 généralissime (Vo Nguyen Giap) contre la « valse des gouvernements » de la IVème République et pas moins de 8 commandants du Corps expéditionnaire français. De même pour les américains : 2 leaders vietnamiens (Ho Chi Minh puis Le Duan à la mort de celui ci) et 1 généralissime (toujours Giap) contre 4 « administrations américaines » (Kennedy, Johnson, Nixon, Ford) et pas moins de 6 commandants opérationnels différents. Ne parlons même pas des putschs à répétition à Saïgon : depuis l’assassinat de Diem en 1963, le pouvoir est géré par des comités de généraux quasiment tous corrompus et ne pouvant parfois même pas tenir leurs armées. L’ensemble de ces statistiques montre à quel point la ligne suivi par le camps communiste est guidée par une vision sur le long terme avec une complémentarité fine entre moyens militaires et politiques mis en place tandis que l’instabilité des camps anti-insurgés montre une certaine fébrilité négative à la fois pour une guerre d’usure et une guerre de type psychologique.

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Un hameau stratégique durant la seconde guerre d’Indochine. Il permettait de concentrer la population et donc de mieux filtrer les potentiels Viêt Công.

           Enfin, s’agissant des Français et des Américains, il convient de préciser qu’en plus de subir le même déficit politique, les mêmes erreurs stratégiques ont été faites, les Américains pensant en fait que ce n’était pas la stratégie qui était problématique mais bien les moyens mis œuvre qui étaient insuffisants coté Français. Aussi, basé sur la même stratégie contre révolutionnaire, ils mirent tout deux en place des « hameaux stratégiques » afin de regrouper les populations civiles au même endroit pour qu’ils assurent leur autodéfense et priver les guérilleros de couverture. Dans les faits non seulement les communistes parvenaient tôt ou tard à infiltrer les hameaux mais en plus ce déplacement forcé ne plaisait guère aux populations vietnamiennes dont l’esprit géomancien (notamment dans les rites funéraires) et l’identité était liée à leurs terres natales[2].

On peut citer de la même façon la « vietnamisation de la guerre » mise en place par les Français en 1949 (avec la création des Etats associés de l’Union Indochinoise) et politique officielle de Nixon à partir de 1969 en vue du désengagement américain. Dans les deux cas il s’agit de remplacer les morts occidentaux par des morts vietnamiens pour préserver l’opinion publique et faire croire que l’on ne fait qu’aider des populations souveraines et non pas que l’on mène une guerre coloniale/impériale.

            Comme nous avons déjà envisagé la stratégie globale des camps communistes (Viêt Minh puis Nord Vietnam et Viêt Công), basée sur la doctrine de guerre révolutionnaire de Mao[3] et la « tradition de guérilla vietnamienne[4] », nous allons commencer par ces protagonistes.

            Depuis sa création en 1941 le Front Viet Minh repose sur un centre fort le Comité Centrale du Parti prenant toutes les décisions politiques. Il est relayé sur le plan militaire par une armée aux ordres, le politique primant systématiquement sur le militaire dans la conception marxiste léniniste du pouvoir[5].

            Les objectifs de lutte lors de l’occupation japonaise sont alors dans la mouvance antifaciste et en collaboration avec les services chinois (communiste et nationaliste) et l’Office of Strategic Services (OSS, service de renseignement allié durant la seconde guerre mondiale). Par la suite les objectifs seront ceux que nous avons déjà pu citer plus haut[6].

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Ho Chi Minh et Giap avec des officiers de l’OSS dans le réduit Viet Minh au Nord du Vietnam, Aout 1945.

            Les action menées jusqu’en 1949 sont plutôt de petit envergure, l’armement étant artisanale ou ne venant qu’en petite quantité, Staline voyant dans Ho Chi Minh un « Tito asiatique ». Mais le basculement de la Chine dans le camps communistes changent la donne et la première guerre d’Indochine s’inscrit à partir de ce moment dans la logique de la guerre froide, les Français recevant de leur coté une aide conséquente des Américains (1, 525 milliards de dollars entre 1951 et 1954)[7]. Les insurgés Viêt Minh peuvent alors passé à la phase 2) de la guerre révolutionnaire[8]. A noter par ailleurs que les dirigeants Viet Minh se plient aux exigences de Moscou et de Pékin en mettant en place une campagne de réforme agricole en guise d’allégeance des communistes vietnamiens aux superpuissances du Bloc de l’Est.

            Partant, la guerre s’intensifie avec l’afflux et la concentration des armes mais ne change guère en substance : les services français tentent de détruire les réseaux politiques clandestins et la guerre d’opère surtout dans les zones rizicoles disputées, afin de priver l’autre parti de la ressource[9].

            Les tentatives de bloquer la capacité de mouvement, l’initiative et la possibilité pour le Viet Minh de rejoindre les sanctuaires du Laos mènent à la victoire Viêt Minh à Dien Bien Phu le 7 mai 1954, où les Français, sous estimant les moyens Viêt Minh et notamment leur capacité à placer des pièces d’artillerie et de DCA sur les hauteurs de la cuvette de Dien Bien Phu, s’enterrent dans une logique défensive.

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Le Bloc communiste durant la conférence de Genève. De droite à gauche: Pham Van Dong, Chou En Lai (Affaires étrangères chinoises) et Molotov (Affaires étrangères soviétique.

            Les accords d’indépendance de Genève qui s’en suivront porteront déjà en eux les germes de la seconde guerre d’Indochine étant donné que les conventions prévoient le partage du pays en deux, contrevenant aux objectifs Viêt Minh. En effet malgré la solidarité apparente du camp communiste, le cas du Vietnam se trouve être une monnaie d’échange pour deux autres conflits attirant d’avantage l’attention des puissances de la Guerre Froide : la guerre de Corée (alors toujours non soldée) et surtout les frictions autour de l’Allemagne en Europe[10].

            Conscient de ce danger communiste, Ngo Dinh Diem mène une campagne de répression féroce contre les vétérans Viêt Minh restés au Sud. Les leaders communistes, ne voulant pas voir les réseaux du Sud détruits, relancent la lutte en 1960 sur le même modèle que la lutte menée par le Viet Minh, à ceci prêt que l’indépendance aura fournit une base arrière toute trouvée pour le Front de Libération Nationale du Sud Vietnam (ou Viêt Cong).

            Devant la progression communiste et l’état de quasi guerre civile provoqué par la politique ultra répressive de Diem (notamment à l’encontre des mouvements religieux et ethniques discordants), les Etats Unis donneront le feu vert à l’assassinat de ce dernier en 1963 et s’engageront massivement dans la guerre en 1964.

            La guerre d’attrition menée alors par le général Westmoarland met le FLN aux abois mais l’offensive du Tet 1968 provoque une exaspération de l’opinion publique américaine[11] et l’administration américaine ouvre des négociations secrètes et officielles à Paris[12]. Le candidat Nixon s’étant engagé à rapatrier les Gis, il faut néanmoins trouver une « paix dans l’honneur » et la pression est mise sur le camps communistes à al fois par l’opération Phoenix de 1969, l’intervention au Cambodge de 1970 et plusieurs campagnes de bombardements massifs sur le nord Vietnam. Cependant , déjà habitué à lutter sans avoir la maitrise des airs, les communistes ont enterré l’ensemble de leurs dispositifs et les efforts de guerre en vue des négociations sont vains.

            Le retrait définitif des troupes américaines sonne le glas de Saïgon qui tombe le 30 Avril 1975.

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Manifestation contre la guerre au Vietnam en 1967 en Allemagne. La capacité des Nord Vietnamiens à influencer les organismes étrangers par un discours victimaire et par des arguments tirés des fondamentaux des droits de l’Homme eurent une influence considérable sur les opinion  publiques du monde occidental

           Sur le plan diplomatique, la stratégie de « Bloc » fut suivie avec constance par les diplomates vietnamiens qui firent tout ce qui était en leur pouvoir pour préserver, en vain, l’unité sino-soviétique. L’aide des deux grands frères continua néanmoins après la consommation de la rupture, même si au final cette dernière entrainera la troisième guerre d’Indochine. De plus afin de parer à tout isolement les insurgés communistes disposaient du soutien des partis communistes des pays de l’Ouest ainsi que de nombreux pays et associations acquis à leur cause. Dans Mon pays, ma famille, mes amis, Nguyen Tinh Binh explique en détail comment les communistes vietnamiens ont pratiqué une diplomatie « du cœur au cœur » afin de se faire passer pour des martyrs et ainsi impacter les opinions publiques américaines, provoquant l’impopularité de la guerre et tous les mouvements de contestation attenants[13].

            Au final la constance des convictions et des modes de combats communistes associée à une chaine de commandement relativement souple a permis aux Viêt Minh et Viêt Cong la pratique d’une guerre d’usure psychologique face à des ennemis dont les convictions sont bien moins fortes du fait même de leur incohérence et de leur manque de constance.

            Côté anti-insurrectionnel on peut vite passé sur le cas Sud Vietnamien étant donné que le gouvernement de Saïgon a toujours plus ou moins suivie la tactique américaine et que de ce fait il était facilement présentées comme un gouvernement fantoche à la botte des américains. De la même façon les coups d’Etat à répétition par des comités militaires composés de généraux corrompus et rivaux ne permet pas non seulement de construire un Etat crédible face au Nord Vietnam et viable sur le long terme mais en plus aggrave les incertitudes stratégiques en ce que chaque coup d’Etat provoque des retournements d’alliances constants avec les milices du Sud (Hoa Hao[14], Cao Daï[15]) ne permet pas l’élaboration d’une tactique militaire cohérente.

            S’agissant des Français, il convient de remettre la guerre d’Indochine dans son contexte.

            Trop loin du centre de résistance français, l’Indochine resta entièrement Vichyste jusqu’à 1944 avec la mise en place du gouvernement provisoire de la république française formé par les Forces Françaises Libres principalement constitué de gaullistes et de communistes.

            Cette situation créa d’emblée deux phénomènes divisant directement le camps français et l’empêchant de trouver une stratégie cohérente : 1) la défiance régna longtemps entre les agents indochinois ayant opéré sous Vichy et les militaire français issus des mouvements de la Résistance[16] et 2) le PCF, parti alors important après la guerre, va s’aligner peu à peu sur les positions de Moscou pour demander la décolonisation du Vietnam mais sans jamais aller plus loin que saillies théâtrales[17].

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Caricature de l’instabilité ministérielle de la fin de la IVème république.

            Ce dernier élément devait être central en ce que la IV République française, fondée après le départ de De Gaulle, a hérité des même tares institutionnelles[18] qui ont conduit la IIIème République à voter les pleins pouvoirs à Pétain : c’est un système parlementariste où les députés sont élus à la proportionnel et où les alliances de partis sont nécessaires. Dès lors la politique se transforme d’avantage en intrigue mesquine et en tractation marchande qu’en projet politique sur le long terme.

            Ainsi, la traduction sur le terrain de cette instabilité gouvernementale sera la volonté de mener une guerre en faveur des intérêts coloniaux français mais sans s’en donner les moyens humains ou financiers à cause de la priorité accordée à la reconstruction du pays après la guerre mais aussi à cause de l’opinion publique. Cette conduite politicienne de la guerre exaspérera les militaires se sentant « envoyé au saloir » sans raison et sans soutien. La reproduction de ce schéma de politique indécis provoquera d’ailleurs à terme le putsch des généraux à Alger et le retour de De Gaulle aux affaires (avec notamment un projet de Constitution mettant fin à la faiblesse politique de la France)[19].

            A noter d’ailleurs que d’une façon générale aucun parti ne fait de la première guerre d’Indochine son cheval de bataille (en gros la guerre est déclarée mais personnes ne veut vraiment la faire) et que l’opinion publique française ne se souciait guère de ses militaires ou des colonies asiatiques[20].

            L’armée française mettra ainsi sur le dos des politiques les échecs des stratégies contre insurrectionnelles de la Doctrine de guerre révolutionnaire (DGR)[21] en ce que l’instabilité et l‘indécision politique ne permettra pas de mener une guerre contre insurrectionnelle cohérente où les actions militaires sont corrélées avec une vision politique à long terme, fournissant une « armure psychologique » aux combattants et offrant des alternatives aux populations à ramener dans le camps non communiste.

            Ainsi, la quasi totalité des solutions politiques françaises (fédération indochinoise et états associés, solution Bao Dai) furent bancales (pour ne pas dire mortes nées) et de toutes façon les principales réformes concernant l’économie et le statut des sujets coloniaux ne pouvaient passé que difficilement, le régime n’étant pas assez fort pour s’opposer aux colons, au lobby colonial et la Banque d’Indochine.

            Sur le plan diplomatique, si le Viêt Minh jouait à fond la « solidarité socialiste », les Français subissaient le mépris américain et leur volonté de les remplacer sur fond lutte coloniale (alors qu’ils avaient participé à la seconde guerre de l’opium et avait annexé les Phillipines). Aussi les Américains entravèrent le peu de spontanéité politique française durant le conflit en insistant toujours sur la nécessité pour le peuple vietnamien de disposer d’une troisième voie entre communisme et colonialisme. Ils tiendront ainsi un double discours en soutenant les groupements anti-français et anti-communiste (dont devait émergé le très fiable Ngo Dinh Diem) et les militaires français. En somme l’aide américaine à la première guerre d’Indochine consistait essentiellement au financement de l’échec (prévu) français en Indochine[22].

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Colonne des prisonniers de Dien Bien Phu. Pour la petite histoire ce plan a été filmé par Eisenstein, cinéaste soviétique de renom, de tel sorte que l’on croirait que le nombre de prisonnier est infini.

            Dien Bien Phu signera la glas de la présence française dans le sud est asiatique. Dans Histoire de la guerre d’Indochine, le général Yves Gras notera à propos de la bataille cette phrase tragique : « il n’y a pas de places fortes imprenables lorsqu’on renonce à les secourir. Le camp retranché a fini par tomber, comme sont tombées, au cours de l’histoire, toutes les forteresses assiégées abandonnées à leur sort » (p.561)

            Ainsi, ayant déjà prévu de remplacer les Français, les Américains négocièrent à Genève avec la volonté de stabiliser l’expansion communiste en Indochine comme en Corée : en divisant le pays en deux.

            Seulement nous l’avons déjà dit ces accords ne correspondaient pas aux objectifs Viet Minh, se sentant trahi par les grands frères communistes, eux aussi omnibulés par le problème coréen et allemand. Par ailleurs le soutien américain à Ngo Dinh Diem, de plus en plus impopulaire au Sud Vietnam à la fois en raison de sa brutalité répressive, de son système de pouvoir népotique (avec son frère et sa femme notamment) ainsi que son intégrisme catholique fut tout de suite de mauvaise augure pour le reste de la guerre.

            De 1954 à 1963 l’US army soutient militairement le Sud Vietnam en n’envoyant que du matériel et des conseillers militaires afin notamment de mobiliser les minorités ethniques contre les communistes. S’ensuivit la floraison de plusieurs « black ops » des forces spéciales américaines en territoire vietnamien consistant essentiellement dans le sabotage des infrastructures et le démantèlement des réseaux de propagandes communistes (avec notamment la « neutralisation » des officiers politique).

            La reprise officielle de la guérilla par les communistes en 1960 provoque une scission parmi stratèges américains entre ceux qui sont partisans de l’intervention directe et ceux qui y sont opposés. L’arrivée au pouvoir de Kennedy en janvier 1961 marque la victoire des anti-interventionnistes, une gestion pacifique de la crise des missiles de Cuba (malgré le débarquement raté de la baie des cochons) et le début de la détente avec l’URSS déstalinisée.

            Toutefois l’assassinat du président et son remplacement par son vice président ,Johnson, marque l’arrivée des « faucons » à l’administration et le début de l’implication massive des américains dans les pays. Il s’agit pour les Américains d’aller défendre la liberté du peuple vietnamien face à la menace communiste et d’assurer la sécurité américaine (par le biais de la théorie des dominos).

            La stratégie déployée est relativement la même que celle pratiquée par les Français même si les moyens déployés sont titanesques en comparaison. L’accent est mis sur la mobilité des troupes et l’hélicoptère apportera cette mobilité. Comme nous l’avons vu précédemment, cette stratégie de « search and destroy » (« chercher et détruire ») sera abandonnée après l’offensive du Têt 1968, montrant à l’opinion américaine, déjà en ébullition du fait des mouvement des droits civiques et des associations en solidarité avec le Vietnam, que la « sale guerre » durerait encore. Les communistes vietnamiens venaient de gagner la guerre psychologique.

            Ne pouvant atteindre un objectif aussi flou que « lutter contre la tyrannie communiste » ou «  défendre la liberté » d’un Etat non viable, les militaires suivirent le retournement de l’opinion publique et son corollaire : l’arrivée en fonction de Nixon.

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Affiche de propagande vietnamienne fustigeant les bombardements demandés par Nixon sur les populations civiles du Nord Vietnam. « Nixon doit payer par le sang » dit le slogan.

           Dès lors, l’objectif sur le long terme est un retrait progressif des troupes après le « nettoyage » de la zone et l’exercice de pressions sur le Nord Vietnam. Des négociations s’ouvrent donc à Paris mais Nixon veut arriver en position de force et pour ce faire souhaite affaiblir le Viêt Cong. Ainsi le début de la phase de négociation commença par l’opération Phoenix visant à débusquer le réseau d’agents communiste qui s’était révélé lors de l’offensive du Têt. Puis vinrent les phases où l’Etat Major américain estima que l’on devait détruire les bases opérationnelles Viêt Công au Nord Vietnam par l’envoi des bombardier géants B52 (opération Linbacker I) et au Cambodge. En plus de ne pas atteindre leurs objectifs, ces opérations finirent par révulser définitivement l’opinion publique américaine et l’agitation de la fin de années 60 ne se tassait pas.

            Au final après une dernière campagne bombardement au nord (opération Linebacker II) pour ramener le gouvernement Nord Vietnamien à la table des négociations, l’US army quitte le Vietnam en 1973, ne fournissant plus qu’un appui logistique au gouvernement de Saïgon en pleine déliquescence.

[1] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/03/20/defi-30-jours-30-articles-23-absurde-le-manque-de-contenu-politique-des-contre-insurges-francais-et-americains-durant-les-deux-premieres-guerres-dindochine/

[2] Élie Tenenbaum, Les déplacements de populations comme outil de contre-insurrection : l’exemple du programme des hameaux stratégiques au sud-vietnam, Guerres mondiales et conflits contemporains, 2010/3 (n° 239), p.119 à 141.

[3] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/03/19/defi-30-jours-30-articles-22-la-guerre-contre-insurectionnelle-la-conception-dune-nouvelle-doctrine-de-guerre-pour-defaire-la-guerilla-maoiste-du-viet-minh/

[4] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/02/01/actualites-special-tet-deux-episodes-guerriers-celebres-dans-lhistoire-vietnamienne-a-loccasion-du-nouvel-an-lunaire/

[5] Voir les pré requis nécessaires à une guerre révolutionnaire dans le précédent article.

[6] http://www.historynet.com/ho-chi-minh-and-the-oss.htm

[7] Hugues Tertrais, La piastre et le fusil, le coût de la guerre d’Indochine 1945 – 1954, Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2002, p. 270

[8] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/03/19/defi-30-jours-30-articles-22-la-guerre-contre-insurectionnelle-la-conception-dune-nouvelle-doctrine-de-guerre-pour-defaire-la-guerilla-maoiste-du-viet-minh/

[9] Phillipe Franchini, Les guerres d’Indochine, Tome I de la conquête française à 1949, Texto, Editions 2011, p.321

[10] Céline Marrangé, Le communisme vietnamien, Press de Sceince Po, 2012, p.205 à 242

[12] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/02/01/actualites-special-tet-deux-episodes-guerriers-celebres-dans-lhistoire-vietnamienne-a-loccasion-du-nouvel-an-lunaire/

[13] https://vinageoblog.wordpress.com/2016/07/17/ma-famille-mes-amis-et-mon-pays-memoires-nguyen-thi-binh/

[14] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/03/05/defi-30-jours30-articles-8-hoa-hao-le-bouddhisme-vietnamien-reforme/

[15] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/03/04/defi-30-jours30-articles-7-la-religion-cao-dai-saint-victor-hugo-et-sainte-jeanne-darc-au-vietnam/

[16] Phillipe Franchini, Les guerres d’Indochine, Tome I de la conquête française à 1949, Texto, Editions 2011

[17] Céline Marrangé, Le communisme vietnamien, Press de Sceince Po, 2012, p.160 à 163.

[18] http://histoirerevisitee.over-blog.com/2013/11/comprendre-ce-juron-de-gauche-anti-parlementaire.-et-n-ayez-plus-honte.html

[19]

[20] Alain Ruscio, L’opinion française et la guerre d’Indochine (1945-1954). Sondages et témoignages, Vingtième Siècle, Année 1991, Volume 29, Numéro 1 pp. 35-46

[21] https://vinageoblog.wordpress.com/2017/03/19/defi-30-jours-30-articles-22-la-guerre-contre-insurectionnelle-la-conception-dune-nouvelle-doctrine-de-guerre-pour-defaire-la-guerilla-maoiste-du-viet-minh/

[22] François Guillemot, Penser le nationalisme révolutionnaire au Việt Nam : Identités politiques et itinéraires singuliers à la recherche d’une hypothétique « Troisième voie », Moussons, 2009.

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