Défi 30 jours/ 30 articles #25 – Complexe militaro-industriel et guerre du Vietnam – La paix n’est définitivement pas rentable.

Ambiance sonore : Boris Vian – Le petit commerce[1]

« Car nous sommes confrontés à une conspiration monolithique et impitoyable dans le monde, qui compte principalement sur des moyens cachés pour étendre sa sphère d’influence, avec l’infiltration plutôt que l’invasion, par la subversion au lieu d’élections, par l’intimidation au lieu du libre choix, par des guérilla la nuit au lieu de l’armées en plein jour. C’est un système qui a enrôlé de vastes ressources humaines et matérielles dans la construction d’une machine soudée hautement performante qui associe des opérations de renseignements, militaires, diplomatiques, économiques, scientifiques et politiques. Les préparatifs sont cachés, non publiés, leurs erreurs sont enterrées et ne font pas les manchettes. Les dissidents sont réduits au silence et non pas louangé. Aucune dépense n’est remise en question, aucune rumeur n’est imprimée, aucun secret n’est révélé . Il mène la Guerre Froide. En bref, dans un contexte de discipline martiale, aucune démocratie ne pourrait espérer ou souhaiter réussir. »

            John Fitzgerald Kennedy s’adressant à l’Association Américaine de la Presse le 27 Janvier 1961[2].

            Je sais qu’il est un peu provocateur d’entamer un article sur le complexe militaro-industriel (CMI) américain en citant ainsi le président John Fitzgerald Kennedy. S’il est clair que celui ci s’était fait de nombreux ennemis (la Banque aves sa réforme de la Réserve Fédérale  Américaine, la mafia par ses opérations policières de démantèlement), sa gestion de la crise des missiles de Cuba et l’initiation de la politique de « détente » en 1963 après un processus de courses aux armements avec l’URSS (1949-1963) en fait un grain de sable dans les rouages de la guerre à outrance alors en en vogue avec le début de la Guerre Froide.

            Mais qu’appelle t-on CMI ?

monroe
Le président Monoroe, promoteur de la doctrine non interventionniste. Le second de sa réflexion l’amène à estimer que l’Amérique du Sud est un « pré carré des américains »

Le terme émerge en 1914, lorsque le déclenchement de la Première Guerre Mondiale en Europe pose la question de l’engagement américain en Europe après une longue phase d’isolationnisme (doctrine politique de 1823 du président américain James Monroe estimant que les Etats Unis ne devait pas intervenir en dehors des deux continents américains). Les partisans de l’isolationnisme se confondent ici avec les pacifistes qui dénoncent les « va t’en guerre » des industries de l’armement.

 

            Même si les Américains attendront 1917 pour entrer dans la guerre au coté de la France et de la Grande Bretagne, ils suppléèrent rapidement les pays belligérants dans les pays qu’ils ne pouvaient plus approvisionner en raison de l’effort de guerre. Ils alimentèrent par la suite les nations européennes dont la production était touchée. Enfin, quand les Etats Unis rentrèrent dans la Guerre, le (petit) monde de la production d’arme américaine surproduisit, créant des problèmes de répartition de la production et de l’approvisionnement. Devant ces troubles l’Etat fut contraint d’intervenir pour arbitrer les différents et centraliser les informations concernant la production, il créa donc le National Research Council (NRC) que plusieurs auteurs qualifient « d’embryon du complexe militaro indutriel [3]».

achat bon de guerre
La première guerre mondiale fut la première guerre américaine mobilisant la société dans son ensemble, ici une affiche de propagande en direction des femmes et en faveur des bons de guerre américain

Bien que circonstancielle, cet interventionnisme marqua une étape relativement importante dans un pays où le rôle de l’Etat dans l’économie n’était pas souhaitable. Plusieurs économistes interventionnistes y virent une formidable expérience de planification économique contenant (par un contrôle de la production et des prix) les excès du business privé sans tuer la justice sociale. Ainsi bon nombre de ceux ci assimilèrent directement qu’intervention de l’Etat en matière d’armement en temps de guerre était synonyme de progrès social[4].

 

            Aussi, alors que les réponses économiques « traditionnelles » ne parvenaient pas à relever les Etats Unis de la crise de 29, Roosevelt se fit élire avec son « New Deal ». Cette politique n’était en aucun idéologique et reposait principalement sur le groupe d’expert économique qui entourait Roosevelt : le Brain Trust. Parmi ceux-ci plusieurs étaient de « gauche » social démocrate pro-intervention de l’Etat et certains firent même un passage au NRC comme Ruxford Tugwell[5].

            Il faut également noté que durant ce temps d’entre deux guerre une branche de l’industrie se développa et maintint un fort niveau de production, même après la crise de 29. L’aviation était devenue l’Amérique durant cette période à la fois de par sa part de plus en plus importante dans la création de richesse américaine, par son statut de progrès industriel alors le plus avancé et par l’avènement de héros de l’aviation civile comme Charles Lindbergh, premier homme à faire la traversé de l’Atlantique solitaire en reliant New York et Paris en avion le 21 mai 1927. Cette industrie, mobilisant plusieurs corps de métier (scientifique, ingénieurs, ouvriers qualifiés), sera extrêmement féconde lorsque les préparatifs de guerre débuteront en 1941 (après la défaite française). L’aviation sera alors le domaine pivot du CMI pendant et après la Guerre[6].

Lindbergh
Charles Lindbergh et le monoplace avec lequel il fit la traversée de l’Atlantique.

            Ainsi lorsque l’attaque de Peral Harbor le 7 décembre 1941 projettera les Etats Unis dans la seconde guerre mondiale, le CMI bénéficiera d’un grand nombre de soutien dans diverses branches de la vie politique américaine et ceci sur un spectre politique extrêmement large.

            La nation américaine dans son ensemble entra donc dans une période de production à des fins de guerres. Souhaitant devenir « l’arsenal des alliés » devant l’isolement anglais et la déconfiture soviétique, Roosevelt mit en place le Victory Program le 6 janvier 1942. Celui ci devait assurer les conditions matérielles de la Victoire des Alliées par l’orientation progressive de l’ensemble de l’économie vers la guerre sous la tutelle planificatrice de l’Etat. Ce fut une réussite puisqu’en plus d’aligner une quantité impressionnante d’équipement par soldat engagé, les Etats Unis participaient à l’effort de guerre anglais et soviétique.

Il convient de préciser que si les relances Keynésienne eurent un effet bénéfique sur le plan social, leurs efficacités économiques sur le long terme restent suffisamment médiocres pour que l’on puisse estimer que c’est l’effort de guerre qui sera décisif pour sortir les Etats Unis de la grande dépression[7].

mythologie
Affiche de propagande pour l’achat de « bons de guerre ». Ici le CMI compose la structure de la puissance permettant au géant oncle Sam d’amener la liberté au monde.

Ce fut l’âge d’or du CMI. Il liait alors plusieurs « mythe » américain comme le business, la science, l’aviation et jouissait de la réputation d’épée de la démocratie contre les fascismes allemands, japonais et italiens. La progression de son influence fut telle qu’elle fit dire à John Kenneth Galbraith (conseiller économique de Roosevelt puis de Johnson) en 1943 : « Entretemps, l’armée avait fait son apparition. En 1940, sur les questions d’économie, d’industrie et d’approvisionnement, son influence était dérisoire. A présent, elle pèse lourd dans les décisions. A mesure que les militaires gagnaient en influence, bon nombre de libéraux, séduits par leur style ou convaincus que les les soldats ne manifesteraient envers la politique intérieure qu’indifférence ou neutralité pour se consacrer seulement à la guerre, rallièrent leur cause. Ce fut le début d’une association qui devait revêtir une si lourde signification pendant la guerre froide et la guerre du Vietnam. Nous devions payer la victoire sur Hitler d’une militarisation durable de l’Etat »[8].

 

La figure des dictatures de type fasciste céda très rapidement le pas au Diable soviétique, avec la construction du mur de Berlin (1949) et le début de la guerre de Corée (1950), qui constitua une menace suffisamment crédible pour que le CMI continue son développement malgré les lourdes pertes subies par l’armée et choquant la sensibilité de l’opinion publique américaine.

Se mit dès lors en place une philosophie industrielle et technologique de la guerre orientant la stratégie et la politique vers une course à l’innovation militaire censée limiter le nombre perte humaine. C’est en 1945 que fut remis au général Arnold le rapport Towards the Horizons écrit par Théodore Von Karman, physicien du Californian Institute of Technology (Cal Tech), complexe scientifique spécialisé dans l’aéronautique qui avait formé le fer de lance des progrès de l’aéronautique américaine avec un soutien du Pentagone d ès 1941. Ledit rapport, loin d’une directive stratégique, indiquait le cadre technologique que le CMI devait prendre pour continuer à se développer.

NSC
Logo, que vous avez déjà tous vu, du NSC.

Dès lors en plus de constituer un important secteur de dépense publique, le CMI voit l’Etat s’aligner sur lui par le National Security Act de 1947 mettant en place le National Security Council. Celui ci était sous la responsabilité du président et supervisé par les acteurs de la défense nationales autant institutionnels qu’industriels. Cette loi marqua également la fusion des trois armes (Terre, Air, Mer) en un seul poste de ministre mais surtout la création de la CIA.

 

De fait de la fin de la 2ème guerre mondiale au début des années 60 le CMI représente à la fois l’instrument qui a permis la défaite « des ennemis de la Liberté » en 1945, une recette de puissance industrielle et économique à longues ramifications commerciales ayant sortie les Etats Unis de la Grande Dépression et enfin une sorte de mythe de réussite américain permettant de faire flotter le drapeau étoilé sur tout le « Monde Libre ».

eisenhower
Le président Dwight Eisenhower durant son dernier discours en tant que président, le 17 janvier 1961.

Certains cependant s’inquiétèrent cette emprise militaro industrielle sur la politique en pointant les dérives que cela pourrait entrainer. L’un des plus connus d’entre eux fut le président Eisenhower (ex commandant en chef des forces alliées pendant la seconde guerre mondiale) lors de son bref discours de fin de mandat de 1961 : « Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’État, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société. Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble[9]. »

 

            Puis enfin le cas Kennedy. Il est certain que je ne peux apporter de preuves à l’implication du CMI dans l’assassinat de Kennedy. Il semble d’ailleurs que ce dossier ne contient aucune preuve tangible pour aucune version quelque soit l’organisation accusée : mafia de Chicago, CIA, gangster de la French Connection, URSS, Cuba, etc…[10].

            Cependant parmi les théories échafaudées, celle incriminant le CMI me paraît la plus vraisemblable et ce par différents biais de vraisemblance : est ce que Kennedy freinait les perspectives du CMI avec sa politique de détente ? Sans aucun doute. Est ce que son vice président Lyndon Johnson, qui a procédé à l’envoi massif de troupe au Vietnam, avait des liens avec de membres notoires du CMI ? Oui. Est ce que l’enquête sur la mort de Kennedy comporte des zones d’ombre ? Oui. La mort suspecte du tireur, Lee Harvey Oswald, assassiné par un bandit notoire de la mafia juive, seulement 24h après son arrestation donne t elle l’impression qu’il n’est que l’exécutant d’une force qui le dépasse ? Oui. Le CMI a t’il tirer bénéfice de l’intervention américaine au Vietnam ? Bien sûr.

Nixon News Conference
Le président Nixon annonçant la fin de la convertibilité dollar/or en 1971.

Et c’est bien le nœud du problème (bien plus que de faire des théories sur la mort de JFK), la deuxième guerre d’Indochine fut longtemps le conflit le plus couteux de l’Histoire, même si, en raison de négligences d’archivage comptable depuis le début de l’opération[11], le cout total a été difficile à établir. Le Pentagone avance le chiffre officiel de 140 milliards de Dollars de l’époque (soit environ 870 milliards de dollars actuels) sur les années fiscales allant de 1965 à 1974[12]. Une agence de statistique abstraite, la US Statistical Abstract ira jusqu’à estimer que l’ensemble des couts indirects de cette guerre s’élève à environ 352 milliards de dollars (de l’époque)[13] .

 

 Ce coût exorbitant de la seconde guerre d’Indochine, s’il n’est pas le seul déterminant, sera l’une des principales causes de l’effondrement du système de Bretton Woods quand Nixon annonça la fin de la convertibilité Dollar/Or, pour le plus grand plaisir des spéculateur[14].

En fait le système de convertibilité reposait sur un taux fixe d’échange entre le dollar et l’or (35$ l’once) et la confiance des banques centrales dans le dollar, confiance reposant entièrement du rapport entre les dollars détenus en dehors des Etats-Unis et la valeur du stock d’or américain [15]. Or en 1971, les quantités de dollars détenus par les banques centrales étrangères étaient très supérieures à la réserve américaine d’or (5 pour 1)[16], montrant les limites du système et entrainant une spéculation sur le dollar. Dès lors Nixon est conscient que s’il veut financer la fin de la guerre, il doit augmenter la masse de dollars dans le monde, ce qui n’est possible qu’avec la fin de la convertibilité[17]. Il faut noter par ailleurs que depuis 1968 une certaine crise de confiance dans le dollar s’était installée du fait que, si le « système dollar » représentait l’hégémonie américaine, la crise de celle ci au Vietnam se traduisit immanquablement par la chute du dollar[18].

            Du point de vue strictement militaire, la guerre américaine du Vietnam fut également une guerre à record et un véritable laboratoire grandeur nature pour tous les types de technologie.

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L’hélicoptère à lui seul est le symbole de la guerre américaine au Vietnam. Pilier des théories française de contre insurrection, l’hélicoptère est censé permettre un appui rapide de troupe au sol afin de reprendre l’initiative aux insurgés.

Ainsi entre 1965 et 1973, sont lâchées plus de trois fois plus de bombes sur les 3 pays indochinois que pendant toute la Seconde Guerre Mondiale[19]. Du fait des bombardements américain dans le but de couper la « piste Ho Chi Minh », le Laos est encore aujourd’hui le détenteur du triste record du pays le plus bombardé au monde[20]. A noter par ailleurs qu’environ 30% de ces bombes n’ont pas explosées et constitue encore aujourd’hui une menace pour la population[21]. L’utilisation de la technique du « tapis de bombe » était systématiquement utilisée (on est loin de la frappe chirurgicale).

 

            L’aviation, au centre du CMI, connaît une utilisation inégalée alors avec pas moins de 36 145 000 missions pour tout les types d’hélicoptères[22] et 8 campagnes de bombardements intenses[23], sans compter les frappes de Napalm par les chasseurs bombardiers.

            La guerre du Vietnam est également la première à voir tester l’efficacité de l’utilisation massive d’armes chimiques létales ou stratégiques : Napalm et herbicides (dont le fameux agent Orange, sujet d’un prochain article).

            Selon Nicolas Pontic dans le numéro de janvier 2016 de la revue Champs de bataille estimait que malgré la puissance de feu américaine, seulement une bombe sur 300 touchait un insurgé, faisant de la guerre du Vietnam non seulement une guerre marquant un record de bombardement mais également le meilleur exemple d’inefficacité militaire[24].

            La guerre du Vietnam permis par ailleurs la mise en place d’un système de capteur, de sonde, de radar et d’outil de localisation informatique dans le but d’augmenter l’efficacité des bombardements. Ce système, inclus dans la Task Force Alpha est notamment utilisé le long de la piste Ho Chi Minh afin de repérer les camions de ravitaillement Viêt Cong et de coordonner les frappes aériennes sur la zone[25].

bombardement b 52
Photo ironique d’un B-52 larguant des bombes. Si le montage n’est pas d’époque, il montre bien le désenchantement des Américains quant à leur motif de guerre à partir de la guerre du Vietnam.

            Il faut néanmoins reconnaître que c’est sans doute cette pression aérienne constante et cette puissance de feu impressionnante qui précipita l’attaque du Têt 1968. Giap et les stratèges nord vietnamiens comprennent que si ils laissent leurs hommes succombés dans les tunnels, la rébellion dans le Sud Vietnam est à terme condamner. Il fallait donc enrayer le rouleau compresseur américain par un choc psychologique sur l’opinion publique américaine pour frapper le dispositif américain « là ou ça fait mal ».

            A partir de cette date le CMI connaît un « twist » par lequel ce qui faisait sa gloire mythique et sa puissance devient un motif de honte à la fois aux Etats Unis et sur la scène internationale. De la même façon la doctrine édictée dans le rapport Towards the Horizons, affirmant que la technologie était au service de la préservation des vies humaines, fut mis à mal à la fois par la brutalité des bombardements, leur imprécision et les catastrophes écologiques qu’ils entrainent(défoliants notamment).

            Ainsi le CMI passe de fierté nationale à honte pour l’Amérique en même temps que l’absurdité de la guerre provoque des vagues de protestations. Son aura héroïque post seconde guerre mondiale se transforme en halo menaçant les libertés publiques américaines, la vie des jeunes américains pauvres (conscription) et le reste du Monde.

Kim phuc 72
Cette photo de 1972, représentant des enfants vietnamiens fuyant le déluge de Napalm, est certainement une des photos de guerre les plus connus de tout les temps en raison de son impact sur les opinions publiques américaines alors que Nixon écrasait le Nord Vietnam à coup de bombe.

            Si on ne peut que tirer des plans sur la comète à propos de l’assassinat de Kennedy ou de l’influence réelle du CMI sur la politique (influence qui pour certains explique la durée de la guerre, son absurdité et la débauche de moyens utilisés et ce pour le plus grands bonheurs des membres du CMI), il est clair que l’approche matérialiste, quantitative et qualitative, sur lequel il est plus ou moins constitué depuis le Victory Programm de 1941, a provoqué de graves négligences quant à la recherche de solutions politiques. En cela le CMI porte de façon certaine une part de responsabilité importante dans l’humiliation américaine au Vietnam.

Peut être que la déclassification actuelle des documents « secrets défense » du Pentagone et de la CIA se référant à la guerre du Vietnam nous dira si l’entretien d’une guerre dépourvue de sens fut par aveuglement scientifique et patriotique ou par avidité.

[1] https://www.youtube.com/watch?v=ZvguecF60S8

[2] https://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/Archives/JFKPOF-034-021.aspx (en anglais, de la page 10 à 12).

[3] Philippe Grasset, Le complexe militaro-industriel américain : dimension mythique et crise de l’armement, Revue Française d’Etudes Américaines, Année 1995, Volume 63 Numéro 1, pp. 129-143, p.132

[4] Idem.

[5] Idem.

[6] Idem.

[7] Idem.

[8] Idem.

[9] http://reseaux.blog.lemonde.fr/2013/10/26/mises-en-garde-eisenhower-1961/ , discours intégral en français.

[10] https://www.youtube.com/watch?v=wcs0Cbkbg2c

[11] « Vietnam Statistics – War Costs: Complete Picture Impossible. » In CQ Almanac 1975, 31st ed., 301-5. Washington, DC: Congressional Quarterly, 1976. http://library.cqpress.com/cqalmanac/cqal75-1213988.

[12] Idem.

[13] Idem.

[14] Après la seconde guerre mondiale, le dollar a logiquement été promu comme monnaie internationale du fait de la vigueur de l’économie américaine et de leur puissance militaire après guerre. Les accords de Bretton Woods de 1944 officialise ce nouveau statut et prévoit notamment l’étalonnage du dollar sur l’or établissant un système de change stable pour toutes les monnaies du monde. La fin de ce système conduit notamment au « flottement » de toutes les devises les rendant vulnérables à des attaques en bourse comme lorsque Georges Soros s’est enrichi en attaquant la Livre Sterling anglaise.

[15] http://www.alternatives-economiques.fr/crise-dollar-leffondrement-systeme-de-bretton-woods/00062278

[16] http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=529

[17] Idem.

[18] Idem.

[19] https://www.herodote.net/1963_1975-synthese-1750.php

[20] http://geopolis.francetvinfo.fr/au-laos-les-bombes-americaines-font-encore-des-victimes-117045

[21] Idem.

[22] http://www.laguerreduvietnam.com/pages/statistiques-1/nombre-de-sorties-par-annee-nombre-de-pertes-par-localisation-helicopteres-americains.html

[23] http://www.laguerreduvietnam.com/pages/operations/les-principales-operations-aeriennes-americaines-au-vietnam.html

[24] http://www.journaux.fr/champs-de-bataille_histoire_art-et-culture_97364.html

[25] https://www.youtube.com/watch?v=L3Ji24I7nWE , 27 :17.

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