Guerre des images #5 – 20 juin 1967 – Cassius Clay, alias Mohamed Ali, condamné pour avoir refuser de partir au Vietnam : le refus de la conscription et le mouvement des droits civiques s’immiscent dans le conflit vietnamien.

momo ali

Que montre le cliché ?

            On peut voir Cassius Clay alias Cassius X alias Mohamed Ali répondre aux questions des journalistes à la sortie de la cour de justice d’Atlanta après avoir été condamné à 10 000 dollars, 5 ans de prison et, surtout, à un retrait de licence lui interdisant de pratiquer son métier. En 1966 il avait refusé de servir sous les drapeaux au titre de la conscription en déclarant qu’il n’avait « rien contre le Viet Cong » et qu’aucun « Vietnamien ne m’a jamais appelé nègre ».

            Si tout le monde connaît Mohamed Ali, un petit retour sur son « CV » est certainement nécessaire. Né le 17 janvier 1942 à Louisville, Kentucky, d’une mère femme de ménage et d’un père illustrateur, il mène une carrière amateur vertigineuse – médaille d’or olympique des mi lourds (75–81 kg) aux Jeux olympiques n 1960, 108 combats, 100 victoires – avant de rencontrer le champion du monde en titre, Sonny Liston, et de le pousser à l’abandon à la septième reprise. Lors de l’affaire vietnamienne il avait déjà défendu neuf fois son titre avec succès. Déchu de son titre par la fédération internationale de boxe, il reprend les combats en 1970 lorsque la Cour Suprême des Etats Unis le blanchit. Il enchaine rapidement de les victoires mais est défait face à Joe Frazier en 1971 puis Ken Norton en 1973. Il parvient néanmoins à redevenir le challenger numéro 1, bat Norton et Frazier avant de récupérer son titre face à George Foreman à Kinshasa, titre qu’il défendra dix fois de suite avant de le concéder à Leon Spinks 15 février 1978. Ali le reprendra pour la troisième fois sont titre à 36 ans avant de raccrocher les gants en 1981 pour afficher un palmarès pro de 61 combats, 56 victoires (37 K.O), 5 défaites[1].

            Déjà surnommé le « boxeur poète » en ligue amateur, le futur champion parle comme il frappe, vite et dur. Issu d’un milieu pauvre et d’un état sudiste dans lequel la ségrégation est très durement imposée aux descendants d’esclaves, il met rapidement sa notoriété et la fougue de sa jeunesse au service d’un groupe moteur du des droits civiques afro américains : The Nation of Islam, « écurie » du pasteur Malcolm X . Après avoir vaincu Liston en 1964, il déclare à la presse s’être converti à l’Islam t vouloir se faire appeler Cassius X, refusant de répondre à son nom d’esclave. Il voudra par la suite prendre le nom de Mohamed Ali.

            Il est mort le 3 juin 2016 à Phoenix, Arizona, d’une insuffisance respiratoire, à l’âge de 74 ans et après avoir vécu avec la maladie Parkinson pendant 22 ans[2].

            En bref, l’homme en lui même, déclaré sportif du XXème siècle, est iconique et représente à lui seul l’épaisse tranche d’histoire que furent les sixties.

Dans quel contexte la photo a t elle été prise ?

            2 éléments sont centraux concernant la photo qui nous intéresse: le mouvement des droits civiques et la conscription décrété après l’implication massive de l’US Army au Vietnam.

            Pour débuter traitons du mouvement des droits civiques.

            On appelle mouvement des droits civiques la lutte des populations noirs pour l’égalité des droits dans une séquence historique allant de la fin de la seconde guerre mondiale à la fin des années 70.

            S’il ne s’agit pas de donner ici un résumé exhaustif du mouvement des droits civiques, on peut néanmoins en rappeler plusieurs dates clés afin de le lier à la guerre du Vietnam.

            La guerre civile américaine ou guerre de sécession prend fin en 1865 avec la victoire du Nord, abolitionniste et industriel préférant le salariat à l’esclavage, sur le Sud, agricole et esclavagiste. Devant le déséquilibre démographique, les restes des partisans sudistes fonde le Klu Klux Klan et plusieurs formations politiques imposant la ségrégation raciale dans les états du sud.

La situation n’évolue guère jusqu’à la seconde guerre mondiale, durant laquelle les afro américains s’illustrent. Surfant également sur l’essor des musiques noires et des

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Rosa Parks avec Ma

nouvelles élites noires, des mouvements se fondent épisodiquement, selon les conflits qui ne manquent pas d’apparaitre entre les communautés.

2 évènements vont mener a une organisation de ce qui reste des émeutes inefficace sur le plan politique : l’arrêt de la Cour Suprême Brown vs. Board of education en 1954 déclarant anti constitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques   et l’arrestation de Rosa Parks en 1955 parce qu’elle s’était assise a une place réservée aux populations blanches.

C’est après ces épisodes que Martin Luther King fonde la Southern Christian Leadership Conference en 1957 sur des bases chrétienne et non violente et que la nation of Islam se trouve un orateur charismatique en la personne de Malcolm Little alias Malcolm X. Le premier défend l’idée d’une assimilation de populations noires dans la société américaine tandis que le second entend mettre en place un nationalisme noir visant à séparer les communautés noires et blanches. Dans cette meme veine on trouve entre autre les Black Panthers, organisation d’auto-défense et d’agitation propagande fonde sur le modelé marxiste-léniniste et maoïste en 1966 par Bobby Seale et Huey P. Newton[1].

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Bobby Seale et Huey P. Newton lors de l’inauguration du Black Panther Party à Oakland, Californie.

Lorsque Lyndon Johnson, implique massivement l’armée au Vietnam après la résolution du golfe du Tonkin le 7 aout 1964, les décisions sociales, dont celles attenants aux problèmes raciaux, prévues dans le programme de Kennedy sont passées. Le remplaçant de Kennedy, fin politicien et fort de ses origines texanes, a réussi a faire voter le Civil Right Act interdisant les discriminations dans l’espace public, donc la ségrégation, par les partisans de, démocrates et conservateurs, suite a la marche sur Washington donnant lieu aux discours I have a dream en 1963. Malgré ces avancées, le pays connait plusieurs émeutes raciales : les hot summers de 1963 et 1964. Par ailleurs les partisans de la ségrégation ne désarme pas et continue provocation et exactions. Malcolm X est assassine en décembre 1965 par un homme noir et Martin Luther King en avril 1968 par un ségrégationniste blanc, les deux assassinats engendreront des émeutes[4].

 

              Aussi lorsque la conscription devient applicable en 1966, le pays est déchiré par les conflits intérieurs. Elle va meme les exacerber en ce qu’elle vise par ses critères sociaux une frange de la population noire restée pauvre[5].

             D’après son principal maitre d’œuvre, Mc Namara, la conscription visait a fournir l’armée en combattant en permettant la réadaptation des « pauvres souterrains » en offrant un emploi aux laissés pour compte du rêve américain. On notera que cette vision est largement en phase avec les réformes portées a l’époque par le camp démocrate : développement de l’état providence, minima sociaux, réduction des inégalités par la redistribution de la richesse par l’impôt[6].

Dans les grandes lignes, l’appelé passait un test physique puis intellectuel pour determiner ses capacites et sa future place dans la société. Celui qui ne dépassait pas les 31 était certain de partir au Vietnam, les autres étant, par ordre croissant, contraint de servir en fonction des quotas d’homme à mobiliser.

Pour un appelé, les options possibles étaient les suivantes : accepter un engagement de 3 ans en tant que combattant, s’engager dans la garde national ou la réserve pour 6 mois avec obligation de participer annuellement a des camps d été de maintien a niveau. Pour ceux qui le pouvait devenir professeur ou servir le Pace Corps, c est a dire les organisations humanitaires, permettait d échapper a la guerre.

Sur des bases statistiques, 26 800 000 jeunes américains (entre 18 et 25 ans) étaient susceptible d être appelés entre 1964 et 1973. Sur ce nombre 30% soit 8 720 000, s engagèrent volontairement et un peu moins de 10pc furent appelés, soit 2 215 00. Ainsi les 60% restant, 15 980 000 personnes, ne mirent jamais les pieds au Vietnam pour diverses raisons : mariage, dispense, sursis, inaptitudes, exil au Canada, automutilation, entrée en étude secondaire et meme, progressivement, par l’obtention du statut d’objecteur de conscience.

Les conscrits suivaient ensuite un entrainement de 8 semaines a base de marche forcées, de course a pieds, de maniement des armes règlementaires, de course d orientation et surtout de discipline militaire stricte. Apres cette première étape, les hommes étaient note puis repartis en fonction de la spécialisation qui leur était destinée (pilotage d hélicoptère, conduite de char, génie, infanterie, etc.) pour 8 semaines supplémentaires. Suivaient 2 semaines d’apprentissage « in country » a des fins d’acclimatation et familiarisation avec le terrain.

En 1969, une enquête du Pentagone révéla nombres de lacunes dans l’entrainement des conscrits : en comparaison avec les volontaires ou les militaires de carrière, ils avaient deux fois plus de chance d’être blesse ou tue[7].

Du point de vue de l’opinion publique, la conscription eut un impact très fluctuant. Se rappelant encore des glorieuses guerres menées 20 ans plus tôt avec héroïsme fanatise du Gi portant sur son dos une Amérique triomphante, les masses américaines avaient déjà connu la conscription en 1942 et ne voyait guère d’objection a ce que les baby boomers la subissent également. Les appelés qui ne voulaient pas partir et qui organisaient leurs dispenses par le mariage, l’exil ou l’objection de conscience étaient considèrés comme lâchés et antipatriotes en 1964 et début 1965. Seulement, les besoins de plus en plus massif en hommes et les premiers retour des expériences de combat vont petit a petit émousse ces opinions a mesure que les citoyens s’interroge sur le bien fondé de cette guerre si loin du territoire national et sur sa fin considérée proche par les autorités[8].

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Il est à noter également que le système de recrutement fut rapidement mis en cause par les premiers sceptiques pour son aspect inique. Un organe administratif centralise, le sélective Sevice System, appelait les jeunes hommes en fonction de leur date de naissance puis les bureaux de recrutement locaux étaient charges des évaluations d’incorporabilité des appelés en fonction de leur caractéristiques sociales, donnant de fait un grand pouvoir a un organe non représentatif et peu contrôle. Les bureaux locaux étant très souvent composé de citoyens appartenant a une communauté donne, une famille riche et puissante, en plus de pouvoir fournir une éducation couteuses a ses rejetons, pouvaient utiliser divers moyens de pression afin d’obtenir une dispense. Les statistiques officielles révèlent que les classes aisées furent largement sous representes parmi les appeles tandis que les classes pauvres et laborieuses auraient representé au total 25 et 55 % des effectifs globaux appelés sous les drapeaux[9].

Partant, les afro-américains, comptant pour 11% de la population américaine furent, par le truchement des critères sociaux, furent légèrement surreprésentes dans les rangs de l’Us Arm, a hauteur de 14% des effectifs. L’inégalité se creuse lorsque l on se penche sur les affectations: la grande majorité des afro-américains appelés sont incorpores dans les troupes d’infanteries au point que 96% des pertes sont occasionnées dans ce secteur. Apres que le mouvement des Black Panthers ait soulevé le fait que les noirs américains représentaient 20% du total des pertes de l’oncle Sam jusqu’en 1966, le président Johnson donne des directives afin d’imposer des quotas dans les unîtes combattantes afin d’apaiser le malaise[10]. On notera pour finir que, très souvent, les bureaux de recrutements locaux établis dans les états ségrégationnistes trichaient sur l’incorporabilité des afro-américains pour les envoyer à la guerre alors meme qu’ils remplissaient pas les critères physique du recrutement[11].

Pourquoi cette photo montre t elle l’évolution du conflit vietnamien ?

            On l’aura compris au vu des éléments de contexte, la prise de position de Mohamed Ali et les punitions qui en découle symbolise une part du paradoxe politique américain qui fragilisa aussi bien le moral des armées que le bien fonde de l’entrée en guerre : alors qu’ils sont engages dans une guerre « juste » contre le communisme vietnamien[12], les Etats Unis ne parviennent pas a effacer les sources d’une haine raciale et sociale au sein de leur propre population.

            De fait, se battre pour la démocratie à l’occasion de la guerre du Vietnam alors que l’on ne peut en bénéficier à la maison à provoquer une violente prise de conscience des citoyens américains noirs et a gonfle les rangs du « Black Power » dans l’armée. Cette transposition des problèmes nationaux sur les théâtres d’opération ira jusqu’a provoque des incidents comme des bagarres, une ségrégation de fait dans les unités composes de sudistes, de nombreuses mutineries, l’ exploitation de ces divisions par le Viet Cong qui poussera les soldats noirs a la désertion[13].

race_vietnam_shouldnotfight.jpg            Une enquête du magazine Time, désirant montrer l’influence du mouvement Black Panther dans les rangs de l’armée et consistant en des entretiens avec 400 Gis noirs sur tout le territoire sud vietnamien, est en cela très éloquente : 45% ont dit vouloir garder leurs armes de service ou organiser des trafics d’armes pour se protéger et défendre leurs droits sur le territoire national, 60% estiment n’avoir rien a faire au Vietnam étant donne qu’ils ont déjà un combat a mener a la maison, 64% estiment que les troubles raciaux dans l’armée empirent, 56% disent utiliser le signe de ralliement des Black Panthers, 41% estiment qu’ils participeraient a des actions violentes une fois de retour au pays[14].

Aussi peu a peu, les tenants des droits des noirs s’identifient progressivement aux guérilleros communistes qu’ils estiment, comme eux, opprimes racialement par la guerre américaine.

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Colin Powell, Vietnam, 1964.

Devant cette débandade, l’état major américain admet avoir un problème racial dans ses rangs et met en place les Mandatory Watch and Action Committees avec le slogan « Racism can cost your career » afin de contrôler les débordements racistes. De la meme façon plusieurs afro-américains sont reçus dans les écoles d’officiers et atteignent les grades supérieurs, à l’image de Collin Powell, vétéran du Vietnam. Enfin afin de prévenir la radicalisation des éléments aguerris par leur passage au Vietnam, le gouvernement entend permettre aux vétérans noirs un accès facile a l’emploi alors que les manufactures de la Manufacturing Belt délocalise dans le sud des Etats Unis en raison des avantages de la zone (taxe inferieur, prix du foncier intéressant, puissance moindre des syndicats, etc.) et que les minorités blanches restent hostile aux mouvements des droits civiques[15].

 

         Imprègné de cette situation et de l’idéologie du Black Power, Ali, profitant de sa verve et de sa renommée, entend donner une ampleur jamais vue à ce phénomène.

            On notera que la désillusion des noirs américains et meme de la société toute entière est d’autant plus violent que les administrations Kennedy et Johnson, succédant aux conservateurs, avaient fait leur campagne sur l’avènement de la Great Society qui devait étendre le rêve américain a toute les franges de la société. Si Johnson manœuvra habilement pour faire passe le gros de ces reformes intérieures, que Kennedy avaient laisse en attente, l’avènement du conflit vietnamien torpilla les progrès de la politique intérieur sur le plan social et racial.

            Alors que les Etats Unis avaient cru pouvoir se doter d’une société qui allierait la démocratie, l’égalité raciale et les progrès économique, la guerre du Vietnam doucha ses espérances et faisant apparaitre des lignes de ruptures au sein du pays et rendit de ce fait la chute de cette foi patriotique beaucoup plus lourde et durable faisant du conflit non seulement une défaite militaire et diplomatique mais aussi l’élément perturbateur d’une paix social toute relative pour les Etats Unis. C est en raison de cette profonde déception que le pays restera dans un état de marasme moral et social latent jusqu’au début des années Reagan.

 

Quel a été son impact ?

Déjà très connu pour ses prises de positions sulfureuses et de sa participation a la Nation of Islam, le refus par l’appelé Clay de servir son pays ajoutera aux troubles de la société américaine en ébullition, provoquera la fureur des autorités et isolera le boxeur au sein de l’organisation séparatiste noir. N’ayant pas de licence pour pratiquer son art, il entre alors dans une phase de survie en perdant les meilleures années d’activité d’un boxeur poids lourd. Il sera réhabilite en 1970, signant de fait la victoire des objecteurs de conscience de toutes les races.

            Cependant la déflagration de cet évènement contribuera a bâtir la légende du boxeur en ce qu’il fut la première personnalité publique de ce statut a se faire objecteur de conscience, entrainant dans son sillage une contestation accrue de la conscription aussi bien par les jeunes hommes blancs que noirs.

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Les Buffalo Soldiers sont les soldats noirs américains, ici n 1898 lors de la guerre américano espagnol

           Dans une plus large mesure, la photo qui nous intéresse montre la fin de la croyance par les descendants d’esclaves dans l’accès aux droits sociaux par le patriotisme et le sang verse a la guerre. Plusieurs leaders noirs avaient ainsi suivi les traces d’un esclave devenu soldat dans l’armée de l’Union durant la guerre de sécession, les fameux Buffalo Soldiers de Bob Marley, un certain Frederick Douglas qui estimait que défendre la démocratie permettait de l’obtenir par sa valeur au combat. W.E.B Dubois, suivant l’exemple de Gandhi en Inde, poussera également les populations noires a aller en Europe décrocher leurs droits a la pointe de la baïonnette[16].

Alors que le fait racial était largement négligeable dans l’armée de métier et les volontaires, le départ massif de jeunes américains dans un contexte belliqueux va monter en épingle les tensions raciales dans les forces armées tout comme dans la société civile. En cela, meme si plusieurs unités noires avaient déjà combattu auparavant, la guerre du Vietnam est en cela particulière qu’elle va par son ampleur et sa couverture médiatique inédite faire émerger une nouvelle conscience de l’aliénation des populations noires aux Etats Unis et nourrir la philosophie du « Black Power ».

[1] https://www.eurosport.fr/boxe/mohamed-ali-et-les-droits-civiques-l-autre-combat_sto5635297/story.shtml

[2]Ibid.

[3] http://www.history.com/topics/black-panthers

[4] https://education.francetv.fr/matiere/epoque-contemporaine/premiere/article/frise-chronologique-des-droits-civiques-aux-etats-unis

[5] http://www.laguerreduvietnam.com/pages/contexte-chronologie-1/de-la-conscription-a-l-instruction-militaire.html

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] https://thevietnamwar.info/vietnam-war-draft/

[9]Ibid.

[10] http://www.americanwarlibrary.com/vietnam/vwc10.htm

[11] https://thevietnamwar.info/vietnam-war-draft/

[12] https://vinageoblog.wordpress.com/2018/01/21/guerre-des-images-3-18-juin-1965-war-is-hell-les-germes-de-la-defaite-psychologique-et-politique-du-tet-68-et-les-breches-vietnamiennes-dans-le-concept-ame/

[13] http://www.americansc.org.uk/Online/Vietnam_Civil_Rights.htm#_ednref38

[14] Black Power Affirmed”, Time, December, 1969, U.S.

[15] http://www.americansc.org.uk/Online/Vietnam_Civil_Rights.htm#_ednref38

[16] http://www.americansc.org.uk/Online/Vietnam_Civil_Rights.htm#_ednref38

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